Cameroun/Israël: Yaoundé apaise les tensions après l’incident diplomatique

Le gouvernement camerounais a tenu à se désolidariser des propos controversés sur l’holocauste Juif, après l’intervention sur la télévision nationale de son ministre délégué auprès du ministre de la Justice, par ailleurs président du PADDEC, Jean de Dieu Momo. C’était le 04 février dernier à travers son porte-parole et son ministre des Relations Extérieures. La veille, l’ambassadeur d’Israël à Yaoundé avait exprimé son mécontentement par un communiqué rendu public le même jour.


Dans une émission dominicale à forte audience diffusée sur la CRTV, la télévision nationale du pays le 03 février dernier, Me Jean de Dieu Momo, Avocat international camerounais , président du PADDEC, parti politique camerounais d’opposition rallié à la majorité présidentielle et ministre délégué auprès du ministre de la Justice Garde des sceaux, a tenu des propos controversés sur le peuple Bamiléké, une ethnie locale, en réference à l’holocauste Juif. Cette polémique a suscité la colère des autorités de Tel-Aviv.

Le gouvernement camerounais a réagi un jour plus tard à travers son porte-parole, le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, pour déplorer de tels propos venant d’un leader politique sur l’histoire tragique du peuple Juif, avant de réaffirmer l’excellente coopération entre les deux pays.

Au-delà dudit communiqué, l’ambassadeur d’Israël a été par ailleurs reçu par le ministre camerounais des Relations Extérieures, qui lui a transmis ses sincères regrets. Cet acte malheureux est isolé, car “le Cameroun est l’un des rares pays d’Afrique au sud du Sahara qui entretien de très bonnes relations de coopération avec l’Etat hébreux”.

Causes fâcheuses

Au-delà du regret pour de tels propos du ministre camerounais, il est tout de même question de revenir sur le sujet ayant conduit à cette envolée malheureuse. Il s’agit de la question du repli identitaire de certains peuples du Cameroun.

En somme, autant le gouvernement doit agir avec promptitude pour rassurer ses partenaires dans de telles circonstances, autant il est de son devoir de durcir les lois sur les replis identitaires et le tribalisme qui deviennent des fléaux au sein de la population, causant d’énormes dégâts. Cela passe par l’instauration obligatoire de l’équilibre régional tant au sein de l’instance dirigeante du pays, qu’au sein des postes au niveau des mouvements politiques et syndicaux reconnus.

Par Simon Metsengue