Nigeria : Quand les rebelles s’invitent à l’élection

Au moment où le géant ouest-africain s’apprête à choisir son nouveau Président pour les quatre prochaines années, la question sécuritaire reste de plus en plus préoccupante.  Plusieurs groupes rebelles qui pullulent le pays menacent de perturber le bon déroulement du processus électoral.

Plus de 40 millions de nigérians sont appelés aux urnes ce samedi 16 février pour élire leur président. Ladite consultation met en lice  une soixantaine de candidats parmi lesquels le Président sortant Mohamadou Buhari. A la veille du début des opérations de vote sur l’ensemble du territoire nigérian après une campagne électorale très serrée entre  Buhari et   Atiku Abubakar, son challenger, les rebelles du Delta du Niger menacent de perturber la paix si les résultats n’étaient pas conformes à leur attentes à savoir la défaite du président sortant.

        Pourquoi Buhari ?

Même si une fraction de cette rébellion ne partage pas l’avis du communiqué du  Niger Delta Avengers (NDA), le groupe rebelle a  été confronté à la détermination du candidat sortant en Mai 2016 lorsque que la NDA incendiait les pipelines et que cela avait provoqué la récession de l’économie nigériane.  Le président bien qu’ayant entamé les négociations avec les anciens rebelles  du Mouvement d’émancipation du delta du Niger (MEND), en les amnistiant Outre plusieurs autres facilités et avantages accordées à leur leaders, il s’était montré inflexible sur les revendications de NDA. La NDA  ayant des visées indépendantistes réclame une meilleure distribution des retombées du pétrole. Durant son mandat, Buhari  a participé à réduire la capacité de nuisance de ce groupe.

Rappelons que le delta du Niger est l’une des régions du Nigeria les plus riches en hydrocarbures. Cette zone est en proie à une rébellion très présente qui met  à mal l’économie nigériane  tombée  en récession à cause des attaques répétées des rebelles du Delta du Niger faisant perdre au Nigeria plus de 800 milles barils de pétrole. Cette Menace est à prendre au sérieux.

Par Simon Metsengue