Election au Nigeria : Le léger glissement qui suscite la colère !

 Alors que les yeux étaient rivés vers les urnes pour ma tenue de l’élection présidentielle, la commission électorales indépendante –INEC- en charge de l’organisation du scrutin a avoué ne pas être à mesure de le tenir dans les délais pour ce samedi 16 Février. Situation qui suscite la colère des formations politiques en lice.

La Commission nationale électorale du Nigeria a annoncé in extrémis le report du double scrutin législatif et présidentiel initialement prévu ce 16 Février pour une semaine. Ce report  fait suite à des problèmes logistiques rencontrés par l’organe en charge de l’organisation des consultations électorales et référendaires du pays.

Les quelques 84 millions d’électeurs qui étaient attendus dans plus de 120 milles bureaux de vote, devront prendre leur mal en patience. Ce qui n’est pas le cas des partis en lice. Surtout les deux favoris, qui ont chacun à sa façon condamné ce report. Si le Congrès  des Progressistes (APC), parti de Mohamadou Buhari, se dit extrêmement « déçu » et appelle la  Commission électorale à plus d’impartialité. Le parti d’Abubakar Atiku, son principal challenger,  a dénoncé une “provocation”.

Cette information fusait déjà dans les réseaux nigérians durant plusieurs jours mais l’INEC avait rassuré tenir les délais. Mais il faut tout de même dire que cette décision peut s’expliquer par la situation sécuritaire préoccupante  de certains Etats de la Fédération du Nigeria, en  proie au terrorisme et à des rebellions diverses toute chose qui complique le déploiement de l’INEC.

Au-delà de la colère que cette décision suscite, les partis politiques ont appelé le peuple nigérian au calme. Le pays le plus peuplé d’Afrique devra encore attendre 7 jours pour faire le choix de ses élus.

Par Simon Metsengue