Sénégal : Macky Sall peut-il rempoter un second mandat?

Plus de six millions de Sénégalais sont appelés aux urnes ce 24 février pour élire leur chef de l’Etat pour les cinq prochaines années. Le président sortant est candidat à sa propre succession. Mais déjà le scrutin souffre de challenger de poids.

 Le président sortant, Macky Sall, est candidat à sa propre succession. Il espère se maintenir au pouvoir au terme de l’élection de dimanche prochain. D’autres candidats sont en lice notamment, le député Ousmane Sonko, l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, Madické Niang et El Hadji Sall. Si ces challengers ont pour seule volonté de prendre le pouvoir à travers les urnes, cette consultation connait tout de même l’absence de certaines figures de proue de l’opposition qui ne feront malheureusement pas partie de cette élection: l’ancien maire de Dakar Khalifa Sall et Karim Wade, le fils de l’ancien président Abdoulaye Wade.

Le Sénégal a habitué la scène politique africaine à des élections âprement discutées. Diouf –Wade, Wade-Sall, pour ne citer que ces quelques exemples. Cette année, on aura droit à une élection qui connait certes des opposants ayant un poids politique moyen, mais qui ne rivaliseraient guère avec celui du président sortant. Cette situation peut certainement justifier l’attitude de l’ancien président Abdoulaye Wade, qui a lancé un appel au boycott. Pour le doyen de la politique au Sénégal, cette élection connait beaucoup d’irrégularités tant au niveau du fichier électoral que du parrainage des candidatures. Toutes choses qui la rendent irrégulière.

 Rendu à quelques jours de la fin de la campagne électorale du 1er tour, les candidats investissent de plus belle le terrain pour convaincre les électeurs. À défaut d’une coalition comme celle qui en Mars 2012, a porté Macky Sall à la magistrature suprême. Ceci étant,  certaines figures politiques de poids se sont portées soutien de certains candidats. C’est le cas de Khalifa Sall qui a accordé son soutien à Idrissa Seck. Comme toute œuvre qui nécessite le choix des hommes, cette élection à deux tours peut réserver des  surprises.

Proposé par  Simon METSENGUE