Egypte : CAN 2019 et le pari sécuritaire

L’attentat perpétré au Caire le 18 février dernier causant la mort de trois policiers vient remettre au goût du jour la question de la sécurité pour l’organisation de la prochaine grande fête du football africain sur le sol égyptien.

A cinq mois du coup d’envoi de la coupe d’Afrique des Nations ( CAN) 2019, la situation reste inquiétante en Egypte. Jusqu’ici, la vague d’attentats terroristes était plus confiné dans la région du Sinaï et sporadiquement dans d’autres parties du pays. C’est pour cette raison que les autorités du égyptiennes ont préféré confiné la compétition dans la seule ville, du Caire. Cependant, les évènements de lundi dernier montrent que même la ville devant abriter la plus prestigieuse compétition de football continentale n’est pas à l’abri des attentats. Trois policiers ont trouvé la mort ce lundi au Caire suite à l’explosion d’un engin alors qu’ils tentaient de neutraliser un suspect. Ce regain de violence dure depuis 2013 avec la chute du président Mohamed Morsi.

Dans l’histoire du Football, l’organisation d’une compétition continentale n’avait autant suscité d’inquiétudes et d’évènements. D’abord attribuée au Cameroun en 2014 avec 16 équipes, la compétition est passée de 16 à 24 équipes. Le 30 novembre 2018, la CAF retire l’organisation au Cameroun pour des raisons sécuritaires et de retards dans l’avancement des travaux pour l’attribuer à l’Egypte le 9 Janvier 2019.

Bien que destiné à être joué dans une seule ville pour cause d’insécurité grandissante, le Caire a à son tour suscité des inquiétudes au vue des évènements de ces derniers jours. Même si les autorités de la CAF ne se sont pas encore exprimées sur ce regain de violence au Caire, nul doute que cela suscite quelques interrogations. Le pays des Pharaons quant à lui est conscient et met certainement tous les moyens en jeu pour le bon déroulement de la compétition.

Si cette situation continue grandissante, la compétition risque à nouveau connaitre un report ou une nouvelle destination. Vivement que ce spectre d’incertitude prenne fin pour enfin vivre les bons moments du football africain.

Par Simon Metsengue