Environnement : Le Cameroun accentue la lutte contre le réchauffement climatique

L’Agence Française de Développement (AFD) a procédé le 22 février dernier, à la visite des premières réalisations du projet REDD+ dans le groupement des communes de Bangangté, Bangou et Bana à l’ouest du pays.

La préservation de l’environnement est devenue depuis quelques années, une préoccupation majeure pour le Cameroun. Après la signature à New York et laratification en 2016 de l’Accord de Paris sur les changements climatiques lui-même adopté le 12 décembre 2015, le pays est désormais tenu de réduire ses émissions de gaz à effet de serre (Ges) à hauteur de 32%, en échange des opportunités financières offertes par ses partenaires. C’est donc dans le cadre de la mise en œuvre des décisions prises par la 21è Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques  (Cop21), que s’inscrit le projet REDD+.

Implanté dans les localités de Bangangté, Bangou et Bana dans la région de l’Ouest le projet REDD+ vise à développer des activités alternatives de productions agricoles, en vue d’atténuer les émissions de gaz à effet de serre responsable du réchauffement climatique. La mission de supervision de l’AFD effectuée le 22 février dernier dans ces trois communes en présence des maires et des responsables des administrations publiques, avait donc pour but de contrôler l’état de réalisation des activités de la phase pilote dudit projet après les six premiers mois d’activité.

Cofinancé par le groupement des communes, le Programme national de développement participatif (PNDP) et l’AFD, le projet REDD+ a pour objectifs spécifiques la protection de la réserve en réduisant les menaces qui viennent de sa zone périphérique, l’augmentation des stocks de carbone et l’aménagement de la réserve. Il s’agit en outre de réduire l’impact de l’élevage sur le couvert forestier à travers l’amélioration des méthodes agro-sylvopastorales dans les villages riverains de la réserve. Sa première phase a coûté 184,7 millions de Francs Cfa. Sur le plan technique, le projet occupe une superficie de 4.800 ha.

A ce jour, la réserve compte 164.500 arbres plantés sur une superficie de 23 ha pour une main d’œuvre financée à hauteur de 37,9 millions de Francs Cfa, soit trois pépinières d’une capacité de production de 40.000 plants réalisés dans chaque commune. L’on note également que 75 agriculteurs ont déjà été formés aux techniques culturales de greffages, de conservation des produits agricoles et dans la réalisation des bacs de stockage. La mission de l’AFD a aussi pu relever que quatre champs écoles agricoles ont été créés pour une superficie totale de 9000 m2, afin d’expérimenter et vulgariser produits agricoles comme la pomme de terre, le haricot, et le maïs.

Par Joseph Samuel Zoé