Burundi : Les Autorités ferment le bureau des nations Unies pour les droits de l’homme du pays  

La Haut-Commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme, Michelle Bachelet, a annoncé ce jour, la fermeture du Bureau des droits de l’homme des Nations Unies au Burundi depuis le  28 février dernier suite à la décision du Gouvernement.

Depuis octobre 2016, le gouvernement burundais,  en réaction au rapport de l’équipe des experts des Nations Unies sur le Burundi établie par le Conseil de droits de l’homme,  a suspendu toute coopération avec ce  Bureau au Burundi.

Deux ans après la suspension,  le gouvernement a demandé la fermeture du Bureau le 5 décembre 2018, expliquant que le pays avait suffisamment fait des progrès pour mettre en place des mécanismes nationaux de protection des droits de l’homme, de sorte que l’existence du Bureau n’était plus justifiée.

la chef du bureau du pays  a rendu hommage aux nombreux défenseurs des droits de l’homme et aux acteurs de la société civile au Burundi qui ont travaillé avec dévouement, persévérance, courage et expertise à travers de nombreuses crises politiques et sociales dans le pays, tout en notant avec inquiétude que ces dernières années, beaucoup d’entre eux ont été arrêtés ou contraints à l’exil.

Le Bureau des droits de l’homme des Nations Unies au Burundi a été créé en 1995, dans le contexte de violations massives des droits de l’homme commises dans le pays à la suite de l’assassinat du Président Melchior Ndadaye.

Le Bureau a contribué à assurer l’incorporation d’une dimension des droits de l’homme dans la mise en œuvre de l’Accord d’Arusha, qui a été le socle de la stabilité du pays depuis de nombreuses années. Le Bureau a joué un rôle de premier plan dans la création de la Commission nationale indépendante des droits de l’homme, de la Commission Vérité et  Réconciliation, dans les réformes législatives ainsi que dans l’émergence d’organisations de la société civile fortes.

Par Simon Metsengue