Grands Lacs : Une centrale hydroélectrique pour accroitre l’offre énergétique dans trois pays

Les chutes de Rasumo, un potentiel énergétique à valosriser (Photo DR)

D’une capacité de 80 MW, la centrale hydroélectrique des chutes de Rusumo dont les travaux viennent d’être lancés profitera au Burundi, au Rwanda et à la Tanzanie.

Accroître la capacité et la fiabilité des réseaux électriques du Burundi, du Rwanda et de la Tanzanie. Tel est l’objectif du projet régional hydroélectrique des chutes de Rusumo qui vise à terme, la construction d’une centrale hydroélectrique d’une capacité de 80 MW. Les travaux de construction qui ont récemment été lancés conjointement par ces trois pays d’Afrique de l’Est vont durer trois ans.

L’ouvrage de génie civil de cette importante infrastructure énergétique, sera réalisé  par le consortium chinois composé des entreprises CGCOC Group Ltd et de Jiangxi Water & Hydropower Construction Company Ltd. Pour ce qui est de l’installation de l’équipement électromécanique de la centrale, elle sera assurée par un autre consortium constitué cette fois de la société allemande Andritz Hydro GmbH et de l’Indien Andritz Hydro PVT Ltd.

Le coût global du projet est estimé à 468,60 millions de dollars, soit 340 millions de dollars en provenance de la Banque mondiale à travers son Association internationale de développement-IDA- qui offre des prêts sans intérêt aux pays les plus pauvres.

En annonçant l’octroi de ces financements en août 2013, l’institution de Bretton Woods,  avait indiqué que la centrale hydroélectrique des chutes de Rusumo est « un projet phare qui aura un impact considérable sur les ménages, les entreprises et les cliniques du Burundi, du Rwanda et de Tanzanie, en leur fournissant de l’énergie à moindre coût».

L’infrastructure destinée à faire face à la pénurie d’électricité en Afrique sub-saharienne, devrait en effet fournir  aux habitants de ces trois pays de l’énergie propre, renouvelable et à faible coût. Chacune de ces nations bénéficiera de 26,6 MW d’électricité supplémentaires.

Par Joseph Samuel Zoé