Riziculture: La Côte d’Ivoire se met à l’école de la Chine

Le transfert des compétences s’est fait au cours d’une formation de quatre semaines déroulée sur le site d’aménagement hydro-agricole de Guiguidou,  à Abidjan.

La Côte d’Ivoire peut désormais compter sur la Chine pour le développement de sa filière rizicole basée sur sa Stratégie nationale de développement de la riziculture. Elle est étalée sur la période allant de 2012 à 2020 et vise à combler le déficit de la production nationale de riz qui ne couvre que 50% de la demande intérieure. L’objectif est de faire du pays un exportateur de riz à l’horizon 2020 avec 2,1 millions de tonnes contre 1,9 million actuellement.

La formation chinoise de près d’un mois en Côte d’Ivoire portait ainsi sur la culture de variétés de riz chinois à haut rendement. Placée sous la conduite de deux experts arrivés de Chine dans le cadre du programme chinois d’aide à l’étranger, elle était composée des cours théoriques sur les avancées dans la technologie de la riziculture en Chine, mais également des enseignements pratiques et des visites d’entreprises. Pour l’ambassadeur de Chine en Côte d’IvoireTang Weibin, « le résultat attendu porte sur la vulgarisation de la technologie de la culture du riz sino-ivoirien ».

Avec l’urbanisation rapide du pays et ses atouts culinaires et économiques, le riz est devenu, depuis longtemps, l’aliment principal pour la quasi-totalité des populations vivant en Côte d’Ivoire. Et malgré l’existence d’un potentiel en terres rizicultivables, d’un climat très favorable avec une pluviométrie abondante, d’un niveau appréciable de savoir-faire des producteurs, et l’existence de variétés à haut rendement, le déficit demeure.

Par Nathalie kédé