Sénégal: Un nouvel aéroport pour booster l’économie sous-régionale

L’aéroport international Blaise Diagne (AIBD) a été inauguré le jeudi 7 décembre en présence du président sénégalais Macky Sall et de ses homologues gambien, bissau-guinéen et gabonais.

Le Sénégal ambitionne avec de devenir un hub aérien. C’est du moins ce que l’on peut dire avec le nouvel aéroport international inauguré ce jeudi 7 décembre à 45 km au sud-est de la capitale Dakar. Portant le nom de Blaise Diagne, le premier africain élu à la Chambre des députés française, ce nouvel aéroport a été réalisé par un consortium turc  pour un coût estimé à près de 570 millions de dollars.

Situé en périphérie de la capitale, l’AIBD doit pouvoir accueillir 3 millions de passagers chaque année. Avec des installations modernes, cet aéroport répond aux normes internationales en la manière. Il dispose en effet d’une piste principale de 3500m de long et 75m de large. Son parking pour avion doit accueillir 44 appareils, dont 20 gros porteurs et 18 aéronefs d’aviation générale. Aussi, l’aéroport comprend un réseau de voies de circulation capable d’enregistrer 80 000 mouvements d’avions par an, soit 9 mouvements d’avions chaque heure.

L’entrée en service de l’AIBD met hors de service l’unique aéroport international que comptait le Sénégal jusqu’ici. En effet, une décision du président Macky Sall prescrit que l’aéroport international Léopold Sédar Senghor (AISLL) soit mis à la disposition de l’armée pour toutes ses opérations aériennes. Un choix que justifie d’ailleurs le directeur de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim).

« D’un point de vue infrastructures, l’aéroport présente un service nettement meilleur que celui de l’aéroport Léopold-Sédar-Senghor », confiait Maguèye Marame Ndao. Ce d’autant plus que l’AILSS, situé en plein cœur de la capitale sénégalaise, ne peut accueillir que 1,9 million de passagers par an. Relié par une autoroute, l’aéroport international Blaise Diagne répond également aux besoins des autorités qui veulent désengorger Dakar.

Par Nathalie Kédé et A.A