Nigeria : Obasanjo soutient l’accord de libre-échange africain

L’ancien président a émis le souhait mardi dernier que son pays signe ce texte  lors de l’Africa CEO forum d’Abidjan.

Olusegun Obasanjo souhaite que son pays fasse partie des signataires de l’accord de libre-échange de Kigali du 21 mars dernier. C’est du moins ce qu’il a fait savoir au Africa CEO forum qui s’est tenu à Abidjan du 26 au 27 mars 2018. « Seul quelqu’un du gouvernement peut répondre à la question » de savoir pourquoi le Nigeria n’a pas signé cet accord, a-t-il indiqué, lors d’une conférence avec le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa.

Pour l’un des prédécesseurs de l’actuel chef de l’Etat Muhammadu Buhari, l’accord sur la Zone de libre-échange continentale (ZLEC) est autant un fait historique que le texte qui a consacré la création de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) en 1963 et celui de l’Union africaine (UA) en 2001. Et pour ce, le Nigeria qui a été l’un des principaux signataires des accords sus-évoqués, avait le devoir historique de signer celui de Kigali le 21 mars dernier.

L’accord de Kigali a été signé par 44 pays africains. Ce document doit entre autres permettre la levée progressive des droits de douane entre membres de la ZLEC et d’augmenter de 60% le niveau de commerce intra-africain d’ici à 2022. Le Nigeria, l’une des puissances économiques du continent, a refusé de signer cet accord. Le projet de la création de la ZLEC suscite une certaine opposition à l’intérieur du pays. Parmi les autres non-signataires, on trouve notamment l’Érythrée, le Burundi, la Namibie et la Sierra Leone.

Par Joseph Essama