CEDEAO : Les présidents ghanéen et guinéen nommés médiateurs de la crise togolaise

Réunis à Lomé le samedi 14 avril 2018, les chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest ont débattu des différentes crises sociopolitiques en cours dans ces pays membres.

Les chefs d’État de la CEDEAO ont salué les efforts de paix menés en Guinée-Bissau par l’organisation à travers les actions de son président en exercice, le chef de l’État togolais Faure Gnassingbé. Le président de la république togolaise n’a cessé de s’impliquer personnellement dans cette crise pour la recherche permanente du consensus et du compromis entre les différents acteurs de cette crise.

Faure Gnassingbé, dans son intervention à l’ouverture du sommet, a une fois encore réitéré sa ferme volonté et la disponibilité de l’organisation dont il assume la présidence tournante à peser de tout son poids afin de trouver une solution à la crise bissau-guinéenne.

« Nos frères bissau-guinéens peuvent compter sur notre présence attentive à leurs côtés jusqu’à ce qu’ils parviennent à une solution concertée pour aider le pays à renforcer les institutions », a déclaré M. Gnassingbé.

En ce qui concerne les grandes décisions du sommet, le président bissau-guinéen, José Mario Vaz, à l’issue des entretiens avec ses pairs a décidé de la nomination d’un premier ministre de consensus du nom d’Aristide Gomez et aussi la tenue des élections législatives. Les acteurs politiques de ce pays ont aussi pris l’engagement de lancer prochainement les activités du parlement.

Le cas spécifique du Togo n’est pas passé sous silence lors de ce sommet. Le président ghanéen Nana Akufo-Addo et son homologue guinéen Alpha Condé, ont été officiellement nommés comme médiateurs dans la crise sociopolitique togolaise, a indiqué  le communiqué sanctionnant les travaux de ce sommet.  Par ailleurs, la Conférence des chefs d’Etat invite les acteurs politiques et de la société civile à s’abstenir de tout agissement susceptible de menacer la paix et la stabilité au Togo.

Selon le même communiqué, les deux chefs d’État du Ghana et de la Guinée ont la lourde mission de permettre la  poursuite du  dialogue entamé depuis le 19 février 2018  entre les acteurs politiques togolais afin de faire les réformes constitutionnelles dans le respect des délais légaux, des normes et principes de la démocratie et de l’État de droit.

Par Aubin Koutele