SIARC  2018 : Le Ghana et le Sénégal exposent leur savoir-faire artisanal

Les exposants de ces deux pays mettent en vitrine les bijoux ghanéens à base de perles, ainsi que la couture sénégalaise qui est  l’une des plus prisée en Afrique de l’Ouest.

Les stands ghanéens attirent par la particularité et la beauté des bijoux qui sont confectionnées essentiellement à la main avec des designs  en forme de cœur, de rose et d’étoile.  Des perles multicolores surtout au goût des femmes, qui peuvent marier aisément avec la couleur de la tenue arborée par sa propriétaire. D’après les vendeuses, les perles sont achetées  au Ghana et au Nigeria.  Certains accessoires viennent de la Chine et de l’Inde. « La particularité c’est que ces bijoux se mettent autant avec des robes de soirées, des tenues de villes que les vêtements traditionnels tels que les tissus pagnes et les tissus dentelés », explique Sharon, exposante ghanéenne et propriétaire d’un atelier de confession de bijoux dans son pays.

La clientèle féminine apprécie ce style “afritude” et modernisé. C’est le cas de la jeune Margaux, une visiteuse française qui se plait à admirer « l’esprit créatif » de la jeune Sharon. Comme Margaux, de nombreuses visiteuses parcourent ce stand ghanéen d’un air émerveillé.  Les prix de ses bijoux varient entre 5000 et 15 000 FCFA. Cependant, « certains clients habitués  à la pacotille bon marché  trouvent cela cher alors que  ceux qui connaissent la valeur des perles et leur durabilité ne se font pas convaincre pendant longtemps », confie notre interlocutrice. Arrivée au Cameroun pour sa toute première fois, elle a une petite difficulté à satisfaire la clientèle francophone.

La couture sénégalaise n’est pas en reste. Dans les stands réservés à ce pays d’Afrique de l’Ouest, l’on aperçoit des vêtements cousus avec des tissus en coton, du basin et certains sont décorés avec du cristal et des perles. On y retrouve des boubous et chemises pour hommes, des robes, des tuniques et des pagnes pour femmes avec différents modèles comme l ’« anago » (modèle de pagne avec une découpe au niveau des épaules avec foulard) et le « grand Dakar ». Ce dernier modèle de grande taille avec découpe au niveau de la poitrine, « est le premier modèle de nos grand-mères et c’est notre tenue traditionnelle » comme l’explique Awa Diouf, une exposante sénégalaise. Le prix de ces vêtements varie entre 20 000 et 90 000 FCFA la pièce.

Par Syntyche Pancha