Développement de l’Afrique : La Chine prévoit d’investir 35 milliards de dollars pour fin 2018

L’accroissement des flux financiers entre l’Empire du milieu et le continent africain s’est renforcé de manière significative depuis quelques années. C’est dans un souci de pérennisation que s’est tenu  le colloque sur le financement des investissements de la Chine en Afrique du 15 au 16 mai à Abidjan.

Initié par l’ambassade de Chine en Côte d’Ivoire, le rendez-vous économique de deux jours était une plateforme adéquate pour approfondir le financement chinois sur le continent africain qui s’élevait en 2017, à 2000 milliards de francs CFA.

Le colloque qui a réuni une cinquantaine d’investisseurs, des experts chinois et africains et des représentations des institutions internationales et régionales, a également permis d’explorer de nouveaux domaines de partenariat entre la Chine et l’Afrique en matière de financement du développement et proposer en même temps, de nouvelles approches dans le domaine des investissements et du financement en Afrique dans les mois à venir.

Le premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly, a souligné que le partenariat de la Chine avec l’Afrique ne sera bénéfique que s’il favorise la transformation structurelle qui passe, entre autres, par la transformation locale des produits de base, le transfert de technologie et de développement du capital humain ainsi que le développement et le financement des petites et moyennes entreprises (PME). De ce fait, d’après l’ambassadeur de Chine en Côte d’Ivoire, Tang Wiebi, l’avenir de l’Afrique réside sur l’accélération de l’industrialisation. « Pour fin 2018, plus de 35 milliards de dollars US d’investissement à des taux préférentiels sont mis en place  pour l’Afrique par le gouvernement chinois pour booster son développement», a d’ailleurs annoncé le diplomate.

Augmentation des échanges

Le commerce entre la Chine et l’Afrique n’a jamais été aussi animé. En 2000, les échanges commerciaux sino-africains étaient de dix milliards de dollars avant de passer quinze ans plus tard à 220 milliards de dollars. Une augmentation qui marque l’intérêt croissant de l’Empire du milieu pour le continent africain. Bien qu’encore un peu loin de son objectif d’atteindre un volume des échanges commerciaux de 400 milliards de dollars entre les deux régions d’ici à 2020,  tout porte à croire que Pékin est sur la bonne voie. C’est donc un allié de choix en matière de développement sur qui l’Afrique peut compter.

Plusieurs panels thématiques ont meublé le colloque. Les conclusions seront révélées aux travaux du prochain Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC) de Beijing, la capitale chinoise, prévue en septembre 2018.

Par Hermine Anenigne