Cinéma : Dernier éclairage avant les « Ecrans noirs »

Une conférence a été organisée le 10 juillet par la direction du Festival en prélude à la 22e édition de ce rendez-vous culturel qui démarre le 13 juillet prochain à Yaoundé.

Comme depuis quelques années maintenant, le Palais des congrès de Yaoundé va abriter l’un des plus grands événements cinématographiques du continent. La cérémonie d’ouverture des « Ecrans noirs » va en effet se dérouler vendredi le 13 juillet prochain dans cette infrastructure située sur les collines de la capitale camerounaise. Pour faire le point avant la levée des rideaux de ce rendez-vous pour les amoureux du septième art, la direction du festival a organisé une rencontre avec la presse mardi dernier à Yaoundé.

Initiateur de ce projet depuis 1997, Bassek Ba Kobhio a indiqué que beaucoup d’avancées sont à noter, notamment aux niveaux artistique et technique, pour ce 22ème acte du Festival international « Ecrans noirs ». Comme l’an dernier, le cinéaste camerounais a indiqué que le Marché du film de l’Afrique centrale sera organisé. Cet espace se veut « une plateforme pour échanger avec les potentiels financiers et diffuseurs (…) pour mettre les productions de la sous région sous radar », a souligné Marcel Epée, le directeur du Festival.

Une Miss pour illuminer les « Ecrans noirs »
A côté de ce Marché, on va retrouver les articulations régulières du Festival à savoir : la projection des films, les ateliers d’échange entre les professionnels du secteur, « 10 jours pour un film », l’attribution des différents prix, etc. Placé cette année sous le thème « Cinéma et Politique », le Festival comprendra un colloque pour mieux débattre de l’actualité et des enjeux du secteur cinématographique africain. De même, un hommage sera rendu au cinéaste burkinabé Idrissa Ouédraogo décédé en début d’année. L’innovation de cette 22ème édition réside dans la création d’un concours baptisé « Miss Ecrans noirs ».

Loin d’être un rendez-vous strass et paillette, cette compétition parrainée par Valéry Ayena, Miss Cameroun 2013, a pour objectifs de « promouvoir la beauté camerounaise à travers le cinéma ». Elle permettra en outre de découvrir de nouveaux talents pour aisément figurer au petit écran. A cet effet, la marraine de l’événement a révélé que la gagnante de ce concours sera celle qui restituera mieux un script qui sera attribué lors de l’élection. Dans l’optique de l’améliorer, la Miss aura droit à une formation au sein de l’école « Ecrans noirs ».

Au total, 70 films dont 17 camerounais, vont concourir pour les « Ecrans noirs » 2018. A Yaoundé, le Musée national va constituer le village du Festival tandis que d’autres salles (Sita Bella, Goethe, Centre culturel camerounais, Canal Olympia, etc.) vont servir à la projection des films. Les tickets seront disponibles une fois sur les sites et dans quelques supermarchés. Comme pour le lancement, le Palais des congrès va accueillir la cérémonie de récompense le 20 juillet prochain, marquant également la clôture des « Ecrans noirs » 2018.

Par Ange Atangana