Football : La CAF attend les explications de la débâcle africaine au dernier Mondial

Une réunion d’évaluation est prévue au Maroc du 22 au 23 juillet prochain afin de comprendre et apporter des solutions à cette déroute que les sélections africaines n’avaient plus connue depuis 36 ans.

Cela n’avait plus été constaté dans une phase finale de Mondial de la FIFA depuis 1982. En effet, aucune des cinq sélections africaines (Maroc, Nigéria, Sénégal, Tunisie, Egypte) engagées en Coupe du Monde cette année en Russie, n’a franchi le cap du premier tour de la compétition. Pour comprendre les raisons de cet échec, la CAF a décidé d’organiser une rencontre d’évaluation à Rabat au Maroc, du 22 au 23 juillet prochain.

En 21 éditions de phases finales de Coupe du Monde, seuls le Cameroun, le Sénégal et le Ghana ont réussi l’exploit de dépasser les huitièmes de finale. Le Maroc, le Nigeria et l’Algérie n’ont jamais quant à eux pu franchir les huitièmes. Cette année en Russie, c’était toute autre chose. Aucune des cinq sélections du continent engagées au Mondial n’a pu franchir la phase de poules.
Des contreperformances des sélections africaines qui sont souvent liées à plusieurs facteurs, notamment l’ambiance au sein des fédérations locales de football. A titre d’exemple, le Cameroun, la Côte d’Ivoire et le Ghana dont les fédérations traversent de crises profondes de restructuration depuis plusieurs années, ont été absent du dernier Mondial. Une gestion assez calamiteuse des comités exécutifs qui ne favorise pas une véritable éclosion des talents locaux au niveau international. 

Une semaine avant le début de la Coupe du Monde en Russie, Mustapha Abdul-Hamid, le ministre ghanéen de l’Information avait décidé de la suspension de la fédération locale de football. La décision gouvernementale faisait suite à une enquête de journalistes d’investigation qui montre plusieurs administrateurs fédéraux, des officiels et même des membres du gouvernement ghanéen, englués dans des affaires de corruption.

Fuite juvénile des talents

Selon le règlement de la FIFA, il est strictement interdit à un club formateur de transférer un joueur international de moins de 18 ans. Cela ne peut se faire que si la famille de ce dernier a déménagé pour des raisons, ne concernant pas le football ou quand le joueur et le club d’accueil se trouvent à moins de 50 kilomètres de la frontière du pays natal du joueur concerné. Une règlementation très peu respectée par certains clubs surtout en Asie.

Il faut néanmoins noter que depuis 2009, l’utilisation de l’International Transfer Matching System (ITMS) a été rendue obligatoire par la FIFA. C’est une plateforme obligatoire conçue exclusivement pour les associations membres et leurs clubs de football professionnels affiliés. Avant ITMS, le marché des transferts manquait de données fiables, ce qui avait pour conséquence une vue d’ensemble limitée des transferts. Comme par exemple, le nombre total des flux monétaires et le nombre total de transferts impliquant des joueurs mineurs.

Par Jean Daniel Obama