Performances: La CAF prépare l’avenir du football africain

Après les recommandations formulées récemment au Maroc lors de la conférence d’évaluation de la participation des sélections africaines au Mondial 2018, l’instance faîtière entend proposer un programme dans les 54 pays membres.

« Maigre et inquiétant ». C’est ainsi que Ahmad Ahmad, le président de la Confédération africaine de football (CAF) a qualifié le bilan des cinq sélections africaines qui ont pris part au Mondial 2018 cette année en Russie. Il faut une mise au travail immédiate, un développement rationnel depuis la base jusqu’au haut niveau et tout cela dans un dispositif d’évolution.

Pour cela, le président de l’instance africaine de football a estimé le week-end dernier que l’heure est au travail. Depuis 1982, c’est la première fois que le continent africain n’enregistre aucune sélection qualifiée au second tour d’une phase finale du Mondial de la FIFA. Lors de la réunion de Rabat, certains sélectionneurs ont évoqué entre autres dysfonctionnements, la préparation liés aux retombées du mois de jeûne du ramadan et le retour des joueurs blessés au sein des équipes

Suite à cet échec, la CAF annonce le début d’un « chantier gigantesque » dans les prochains jours. Hamad Hamad a indiqué que toutes les recommandations des différents sélectionneurs et techniciens proposées le week-end dernier à Rabat feront l’objet d’un tri spécifique et seront insérées dans un cursus, avant d’être concrétisées dans un programme qui sera proposé dans les 54 Etats membres de la CAF. Tout ceci sous la direction du secrétaire général adjoint de l’instance africaine de football, Antony Baffoe.

Programmes

La CAF a mis en place plusieurs programmes pour le développement du football en Afrique, notamment le projet « Contrat avec l’Afrique ». Dans ce vaste programme lancé en 2005 et qui a pris fin en 2017, la CAF s’était engagée à automatiser ses associations membres en leur accordant un soutien au niveau de la base, des ressources humaines et des infrastructures, considérées comme les trois piliers de développement du football.

Au cours de la première phase dudit contrat (2005-2009), chaque association membre avait bénéficié d’une allocation de 10 000 dollars américains, destinée à l’amélioration de ses infrastructures et au développement de son football local. Pour aider les entraineurs africains, la CAF a initié au mois de janvier 2018 au Maroc, une certification dénommée « CAF Pro ». Hamad Hamad avait expliqué que cette expérience est un modèle à suivre pour développer et former les entraîneurs et leur offrir l’opportunité d’obtenir un diplôme d’entraînement de haut niveau.

Par Jean Daniel Obama