CAN 2019 : Le Cameroun accroché aux lèvres de la CAF

La troisième visite d’inspection des émissaires de Confédération africaine de football entamée ce mardi sera déterminante pour l’organisation de la compétition. La première commission chargée des infrastructures va s’intéresser à l’avancée des travaux sur les différents sites, tandis que la seconde mettra l’accent sur le volet événementiel.

La troisième visite d’inspection des émissaires de la Confédération africaine de football (CAF) est effective depuis ce mardi 07 août au Cameroun. Lors de cette inspection qui est déterminante pour l’organisation ou non de la compétition par le Cameroun, les inspecteurs vont travailler en deux temps.

Il y a un an jour pour jour, la Fédération camerounaise de football avait adressé une correspondance à la CAF, pour la mise à disposition du nouveau cahier de charges. Ce qui avait été fait trois jours plus tard. A en croire les chiffres officiels publiés depuis la dernière visite des infrastructures par le Premier ministre camerounais au mois de juillet dernier, le pays est sur la bonne voie pour accueillir la prochaine Coupe d’Afrique des nations (CAN).
Déjà, lors d’une réunion tenue 05 juillet dernier à Yaoundé, les huit entreprises et les six bureaux d’étude concernés par les chantiers de construction et de réhabilitation des infrastructures sportives, avaient donné toutes les assurances au ministre camerounais des Sports, quant à la qualité et à la date de livraison des travaux.

A Yaoundé sur le site d’Olembe, le stade principal est construit à plus de 50%. Tandis que les deux annexes, le centre commercial et l’hôtel 5 étoiles (qui seront livrés au mois de février 2019) sont tous à plus de 20%. Dans ledit stade, l’installation des gradins était prévue jusqu’au 15 juillet 2018. Mais lors de la première visite des émissaires de la CAF, l’Italien Piccini en charge de la construction de complexe d’Olembe accusait du retard dans la réalisation du projet.

Un retard qui selon les chiffres actuels aurait été rattrapé. La CAF lui avait recommandé entre autres de respecter de façon scrupuleuse, la sixième révision du planning et de prendre toutes les dispositions utiles pour éviter les glissements sur les tâches et les approvisionnements, si les délais du 31 décembre 2018 doivent être atteints.

Du côté de la capitale économique du pays, les choses vont plus vite. Au mois de mars 2018, les chantiers de la ville de Douala étaient réalisés à plus de 68% selon des chiffres officiels donnés par Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, le président du comité de sites de la CAN 2019 dans la ville de Douala et par ailleurs gouverneur de la région du Littoral. Au mois de juin 2018, le stade de Japoma affichait déjà un taux de réalisation global de 40%.

Dans la ville de Garoua, Abba Sadou, le ministre des Marchés publics, avait prescrit une évaluation toutes les deux semaines, de l’état d’avancement des travaux, afin de mettre la pression sur les entreprises conduisant ces chantiers de construction ou de réhabilitation des stades, d’aménagement de la voirie urbaine, de construction ou de réhabilitation des hôtels, ou encore de construction des logements sociaux et autres dont la plupart accuse des retards sur les délais. En attendant le verdict de la CAF, le Cameroun continue de croiser les doigts.

Par Jean Daniel Obama