Football : La FIFA accentue ses menaces de suspension contre le Ghana et le Nigeria

Accusés d’ingérence dans leurs fédérations locales, les deux pays ont jusqu’au 27 août prochain pour se conformer et ne pas subir les affres de l’instance faîtière du football mondial.

La Fédération internationale de football association (FIFA) a fait savoir au Ghana et au Nigeria, qu’elle suspendrait leurs différentes fédérations d’ici lundi le 27 août, si les autorités de ces deux pays ne reviennent pas sur leurs récentes décisions, considérées comme des ingérences.
Pour le cas du Nigeria, le président de la fédération locale de football Amaju Melvin Pinnick, élu le 30 septembre 2014 n’a toujours pas pris fonction.Pour mémoire, Christ Giwa qui s’était autoproclamé président de la Fédération nigériane de football (NFF) depuis 2014, avait été suspendu pour cinq ans par la FIFA en février 2017. Cette sanction touche aussi quatre autres personnalités qui avaient soutenu Christ Giwa dans ses actes. L’homme d’affaire revendiquait depuis le mois d’août 2014, être le président élu et légitime de la NFF. Les résultats des élections contestées ont obligé la FIFA à organiser un nouveau scrutin, remporté par Amaju Pinnick.
Au Ghana, malgré la démission de Kwesi Nyantakyi, le président de la fédération locale de football suite aux soupçons de corruption qui pèsent contre lui, les autorités ont décidé de dissoudre la fédération. Des décisions que l’instance mondiale du football qualifie d’ingérence des autorités au sein de ces deux fédérations. Dans une correspondance adressée à la FIFA datant du mercredi 15 août, le gouvernement ghanéen à travers son ministre des Sports Isaac Asiamah, a déclaré que de nouvelles discussions sont nécessaires pour trouver un équilibre entre la lutte contre le comportement criminel et les lois de la FIFA ayant trait à l’ingérence dans le football dans chacun de ses Etats membres.

De façon générale, la FIFA considère comme ingérence la tentative d’un gouvernement de contrôler directement le football dans son pays. Et les cas d’ingérence politiques se produisent généralement lorsque le gouvernement estime que le Comité exécutif de l’association nationale du pays concerné ne s’acquitte pas de ses fonctions « de façon satisfaisante ».

Par Jean Daniel Obama