SADC : De nombreux dossiers brûlants sur la table des chefs d’Etat

Windhoek, la capitale namibienne, abrite depuis ce vendredi 17 août, la 38e sommet des leaders de la Communauté de développement de l’Afrique australe avec au menu des discussions, l’intégration régionale, l’industrialisation ainsi que les processus électoraux en RDC, au Zimbabwe, à Madagascar ou encore aux Comores entre autres.

Du 17 et 18 août, les chefs d’État et de Gouvernement de la Communauté des Etats de l’Afrique australe se réunissent à Windhoek, en Namibie, à l’occasion du 38ème sommet de l’institution régionale. Dans la capitale namibienne, les leaders de la région passeront au peigne fin les questions relatives à la situation financière, l’industrialisation des Etats membres, le paiement des quotas, les contributions des partenaires au développement et des pays membres. Ils examineront en outre les progrès vers l’intégration régionale et le développement socio-économique afin de mettre en œuvre, le Plan de développement stratégique indicatif régional (RISDP 2015-2020) de la SADC.

Le sommet discutera aussi des réformes constitutionnelles au Royaume du Lesotho, de la préparation des élections générales en République démocratique du Congo (RDC) et de la situation politique à Madagascar. Un point culminant attendu lors de cette rencontre, est la présentation du rapport d’avancement sur la mise en œuvre de la Stratégie et de la Feuille de route pour l’industrialisation de la SADC, adoptée en avril 2015, visant à réaliser une transformation économique et technologique majeure aux niveaux national et régional afin d’accélérer la croissance économique grâce au développement industriel. La SADC suivra aussi de près la situation au Lesotho où elle y a une mission de maintien de la paix.

Notons que les assises de la Namibie se tiennent quelques jours seulement après le sommet extraordinaire de Luanda axé sur la RDC, la République Centrafricaine et le Sud-Soudan et qui avait réuni les Chefs d’Etat et de gouvernement de pays membres des organisations régionale et sous régionale de l’Afrique centrale, orientale et australe. Le président Joseph Kabila, qui avait boudé le mini-sommet de Luanda pourtant consacré à la situation dans son pays, est bel et bien présent depuis jeudi à Windhoek avec une importante délégation comprenant le président de la commission électorale, Corneille Nangaa et Emmanuel Ramazani Shadary, son dauphin qu’il a désigné le 8 août dernier.

C’est donc une première sortie officielle pour le candidat à la présidentielle de décembre prochain de la nouvelle majorité présidentielle : le Front Commun pour le Congo (FCC) que l’opposition voit d’un mauvais œil. Aussi présent, le tout récent élu Emmerson Mnangagwa du Zimbabwe et bien d’autres. Une articulation majeure ce vendredi, le Chef de l’Etat sud-africain, Cyril Ramaphosa passera le flambeau de la présidence de l’organisation à son homologue namibien, Hage Geingob, qui deviendra ainsi, le prochain président en exercice de la SADC, pour un mandat de deux ans.

Créée le 17 août 1992 à Windhoek, lors du Sommet des chefs d’État et de gouvernement réuni en Namibie, la SADC vise à promouvoir la croissance et le développement économique et durable, à réduire la pauvreté, à améliorer la qualité de vie des populations de la région et à aider les plus défavorisés. Elle regroupe en son sein seize pays de l’Afrique australe et de l’océan indien : Afrique du Sud, Angola, Botswana, Lesotho, Madagascar, Malawi, Maurice, Mozambique, Namibie, République démocratique du Congo, Seychelles, Swaziland, Tanzanie, Zambie, Zimbabwe, Comores.

Par Hermine Anenigne