RDC : Les prétendants à la succession de Kabila sont connus

La Commission électorale nationale indépendante a rendu publique hier mercredi la liste définitive des candidats retenus à la présidentielle de décembre prochain.

 Ils sont au total 21, contre 11 en 2011, le nombre de candidats retenus pour la présidentielle du 23 décembre prochain en République démocratique du Congo. Corneille Nangaa, le président de la Commission électorale nationale indépendante a rendu publique hier mercredi le 19 septembre la liste définitive des prétendants à la succession de Joseph Kabila. Pour ce scrutin inédit, quelques candidats sortent du lot et se présentent en véritables challengers.

Première
 

Comme le prévoit la Constitution, le président Kabila ne peut pas se présenter pour un nouveau mandat. Le Front commun pour le Congo (FCC), une plateforme politique qu’il a créée, a ainsi désigné Emmanuel Ramazani Shadary pour porter les couleurs du parti présidentiel, le PPRD, en décembre. Fidèle de la première de Kabila père au fils, cet apparatchik se présente pour la première fois à un scrutin présidentiel.

Idem pour Felix  Tshisekedi, considéré comme le principal challenger du « dauphin » désigné par le camp Kabila. Candidat de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Felix a hérité de cette formation politique suite au décès en février 2017 de son père Etienne Tshisekedi, figure historique de l’opposition. Les anciens ministres Samy Badibanga (premier ministre) et Freddy Matungulu (Finances, candidat de « Congo Na Biso »), se présentent eux aussi à la présidentielle pour la première fois.

Tout le contraire de Vital Kamerhe, ancien président de l’Assemblée nationale, qui concourt pour la deuxième fois après 2011 pour l’Union pour la nation congolaise (UNC).

Grands absents
 

Toutefois, la sortie de Corneille Nangaa a confirmé l’absence de quelques poids lourds de l’opposition congolaise à la course pour le Palais de la Nation. Recalé à cause de ses ennuis judiciaires, l’ancien vice-président Jean-Pierre Bemba ne sera pas lice le 23 décembre.Acquitté par Cour pénale internationale suite aux accusations de crime contre l’humanité, le leader du Mouvement pour la libération du Congo (RDC) a vu sa candidature recalée par la CENI dans une autre affaire de subordination de témoin pour laquelle il a été condamné le 17 septembre dernier à une amende de 300 000 euros.

Même sort pour Moïse Katumbi, l’ancien gouverneur du Katanga, qui n’a même pas pu déposer sa candidature. Ce dernier est poursuivi par la justice congolaise pour atteinte à la sûreté nationale et a été condamné dans une affaire de spoliation immobilière.

Pour rappel, les élections générales en RDC se déroulent le 23 décembre prochain. S’agissant de la présidentielle, le scrutin est à un tour et la campagne s’ouvre le 22 novembre prochain.

Par Ange Atangana