Présidentielle 2018 : Le respect du Code de bonne conduite s’impose

La mise en œuvre de ces règles contraignantes par les acteurs du processus électorale permettra de garantir le bon déroulement du scrutin de ce dimanche.

C’est la grande veillée d’armes dans les différents états-majors des neuf candidats engagés à l’élection présidentielle, prévue ce dimanche 7 octobre au Cameroun. Après deux semaines d’une campagne menée tambours battants par certains candidats, c’est au tour des 6,5 millions d’électeurs de donner la sentence à travers leur vote. Pour assurer un bon déroulement du scrutin, un code de bonne conduite pour les acteurs du processus électoral au Cameroun (Elecam, administration, justice, partis politiques légalisés, candidats aux élections, organisations de la société civile, médias du service public et privé) a été élaboré le 6 septembre 2018 au cours de la 7ème Concertation nationale. Ces règles contraignantes s’appliquent à tous ces acteurs en vue de garantir la paix, l’unité nationale et la cohésion sociale.

Pendant les élections

Dans son article 12, le Code de bonne conduite invite les parties prenantes « à respecter l’entière liberté pour les électeurs d’exercer leur droit de vote, sans risquer d’être molestés, ou d’être soumis à des menaces, représailles ou toute entrave à l’exercice de ce droit ». Il leur est également demandé de préserver et concourir à la préservation du secret de vote.

Toujours lors du jour du scrutin, l’article 14 stipule que les parties prenantes sont tenues de s’abstenir de « faciliter ou de compromettre l’élection d’un candidat en sollicitant l’appui ou l’assistance d’un membre du personnel électoral, de l’administration, de la justice ou des forces de maintien de l’ordre ». Il leur est également demandé de s’abstenir « de provoquer des désordres, de s’ingérer dans le travail des différentes commissions de vote ou d’y faire obstruction au cours des opérations de vote et de dépouillement du scrutin ».

Autre point important, le respect impérieux du travail des observateurs nationaux et internationaux accrédités, des représentants des partis politiques et des candidats désignés dans les bureaux de vote. Par ailleurs, les acteurs au processus électoral ce sont engagés « à ne pas organiser ni cautionner toute manœuvre visant à empêcher l’expression d’un choix libre des électeurs ».

Sur le plan sécuritaire, il est indiqué dans l’article 16 du Code que les forces de maintien de l’ordre mobilisées le jour du scrutin ne seront pas déployées à proximité des bureaux de vote. Elles ne porteront pas atteinte aux droits des électeurs de voter librement et dans le secret. « Elles assureront une couverture sécuritaire discrète, et mèneront toute action visant à restaurer l’ordre, le cas échéant, sous la supervision de l’autorité administrative et du responsable d’Elecam territorialement compétent ».

Après le scrutin

L’après scrutin est également un moment délicat à gérer. Pour éviter toute polémique susceptible de créer des troubles dans le pays, il est formellement proscrit aux médias, candidats, partis politiques et observateurs de publier toute tendance. Le verdict des urnes devra également être respecté tout comme « les décisions devenues définitives, rendues par les institutions chargées du contentieux électoral ».

Rassemblés par Joseph Samuel Zoé