Cameroun : Vaincre le spectre de la violence post-électorale

Au terme de l’élection du 7 octobre dernier, certains observateurs évoquent des risques de soulèvement de certains acteurs du processus électoral dans le but de contester le verdict des urnes, au lieu de saisir les institutions compétentes.

Depuis plusieurs semaines maintenant, des groupes s’affrontent sur l’espace cybernétique camerounais pour imposer non pas par la pertinence des idées, mais par la violence des mots, les intimidations et les insultes leurs opinions. Ces actions sont  parfois préméditées par des officines et les équipes de campagnes de certains candidats.

Les Camerounais doivent tirer les conclusions de ce qui s’est passé dans certains pays africains. Du fait de l’irresponsabilité de quelques acteurs politiques qui ont cru bon de communiquer les « résultats » en lieu et place des institutions mises en place, des violences ont éclatés pour entrainer au final des centaines de morts, ainsi que la destruction des édifices publics et privés.

Les autorités camerounaises, la société civile, les mouvements religieux et la presse dans son ensemble, se doivent donc avant le 22 octobre, délai de publication des résultats, de désamorcer ce tourbillon qui se précise au fil des jours. Ces entités se doivent aussi de communiquer suffisamment sur l’importance d’une élection, du respect de la volonté des urnes et sur la stabilité du pays. Dans un scrutin pacifique, c’est le peuple qui est le seul vainqueur.

Tous les  candidats sont susceptibles de gagner cette élection si le peuple le décide. C’est à ce titre que personne ne doit se soustraire aux règles  établies pour faire prévaloir ses convictions et ses calculs personnels. Il est donc judicieux de laisser les institutions en charge de l’organisation du scrutin faire leur boulot.

Par Simon Metsengue