Développement : Les nouvelles visées de la Francophonie pour l’Afrique

Le combat contre l’obscurantisme de la jeunesse africaine sera le principal défi de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) dont le 17ème sommet s’est ouvert ce 11 octobre en Arménie.

La jeunesse africaine sera davantage au cœur des préoccupations de la Francophonie. C’est ce que l’on peut retenir en substance du discours prononcé ce jeudi par le président français Emmanuel Macron, à la cérémonie d’ouverture du 17ème sommet de l’OIF à Erevan en Arménie. La rencontre de deux jours présidée par le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, réunit les 84 pays ayant en commun l’utilisation de la langue française dans le monde.

Vieille de près de 50 ans, la Francophonie entend en effet reconquérir la jeunesse, particulièrement celle de l’Afrique en proie à de nombreuses difficultés telles que la pauvreté, le chômage, le sous-emploi et l’accès à l’éducation et à la santé entre autres, qui entravent son épanouissement. Le principal défi pour cette organisation est donc, à en croire Emmanuel Macron, de proposer à ces quelques 200 millions de jeunes Africains âgés de moins de 25 ans « un avenir par l’éducation, la formation professionnelle, l’emploi, l’engagement dans cité et la culture ». Pour y parvenir, l’OIF entend désormais livrer un combat socio-éducatif en Afrique contre l’obscurantisme, les mariages forcés, l’oppression faite aux femmes et le recul de l’éducation en particulier celle des jeunes filles.

Orientations et élection au menu

Après la cérémonie d’ouverture en présence d’une trentaine de dirigeants, l’examen des demandes d’adhésion ou de modification des statuts des membres était l’autre point important de ce premier jour du sommet. Le cas de l’Arabie Saoudite, réputée mépriser les droits de l’homme et ceux de la femme, cristallise toutes les attentions. Le pays arabophone est en effet candidat pour devenir membre de l’OIF mais son admission reste hypothétique. Pour atteindre son objectif, cette théocratie d’Asie doit présenter les garanties de l’instauration et le développement de la démocratie, la prévention, la gestion et le règlement des conflits, et le soutien à l’État de droit et aux droits de l’Homme ou encore l’intensification du dialogue des cultures et des civilisations.

Au-delà de l’adoption de la Déclaration et des résolutions de la rencontre, la date et le lieu du prochain sommet, la synthèse du rapport du sommet, l’élection du Secrétaire général (SG) de l’OIF lors d’un huis clos strict des membres de plein droit constituera le point d’orgue de la journée du 12 octobre. En compétition avec Michaëlle Jean, en poste, la Rwandaise Louise Mushikiwabo, est pratiquement certaine d’être élue. L’actuelle ministre des Affaires étrangères du Rwanda bénéficie de nombreux soutiens à l’instar de la France et des pays africains membres de l’OIF. Ce qui est tout le contraire de sa rivale canadienne qui a été lâchée mardi dernier pas son propre gouvernement.

Par Joseph Samuel Zoé