Présidentielle au Cameroun : Dernière ligne droite avant la proclamation des résultats

Après la fin du décompte général des votes, cette semaine s’annonce décisive avec le début mardi 16 octobre de l’examen des requêtes de certains candidats et acteurs politiques qui réclament l’annulation totale ou partielle du scrutin pour « fraudes et irrégularité ».

Plus d’une semaine après l’élection présidentielle du 7 octobre dernier au Cameroun, la Commission nationale de recensement général des votes qui était constituée d’un président issu du Conseil constitutionnel, de deux magistrats désignés par la Cour suprême, cinq représentants de l’administration, cinq représentants d’Elections Cameroon (Elecam) et un représentant de chaque candidat à la présidentielle, a terminé le décompte général des votes après quatre jours de travail.

Dès ce mardi 16 octobre, le Conseil constitutionnel présidé par Clément Atangana prend le relai. Sur la base du procès-verbal général établi et transmis par la Commission nationale de recensement général des votes, elle siègera avant de proclamer les résultats dans un délai de 15 jours après la tenue des élections. Mais avant, il faudra vider le contentieux électoral né des recours déposés notamment par trois candidats de l’opposition.

En effet, si Maurice Kamto qui avait déjà revendiqué sa victoire au lendemain du scrutin demande l’annulation partielle du vote dans sept des dix régions du pays, Joshua Osih du SDF et Cabral Libii du parti Univers sollicitent quant à eux l’annulation totale de l’élection pour les « fraudes et irrégularités » qu’ils disent avoir constaté. Le Conseil constitutionnel est donc appelé à examiner ces requêtes et donner son verdict avant la proclamation des résultats de la présidentielle.

Selon toute vraisemblance, le contentieux électoral devrait être vidé dans les plus brefs délais. Elecam affirme en effet avoir pris toutes les dispositions pour que les élections se tiennent dans les normes dans le strict respect des lois et règlement en vigueur dans le pays. « Ces recours n’ont quasiment aucune chance d’aboutir. Le scrutin a été organisé selon les règles de l’art», a fait savoir il y a quelques jours Eric Essoussé, directeur général d’Elecam.

Par Joseph Samuel Zoé