Cameroun : Paul Biya réélu à la tête du pays

Le candidat du RDPC a remporté sans surprise l’élection présidentielle du 7 octobre dernier avec 71,28% de suffrages en sa faveur.

Au pouvoir depuis 1982, Paul Biya restera encore à la tête du Cameroun pour un nouveau mandat de sept ans. Le candidat du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) a en effet remporté l’élection présidentielle du 7 octobre 2018. Les résultats officiels proclamés ce lundi 22 octobre par le Conseil constitutionnel, donnent « l’homme lion » vainqueur avec 71,28% de suffrages en sa faveur. Victorieux dans neuf des dix régions du pays, il devance largement les huit candidats de l’opposition qui aspiraient également à la magistrature suprême du pays.

C’est donc la fin d’un long processus électoral entamé le 9 juillet dernier avec la convocation du corps électoral, à travers un décret présidentiel. Et une fois encore, l’opposition qui s’est présentée à ce scrutin en rangs dispersés n’aura pas réussi à détrôner Paul Biya, 85 ans, malgré une campagne électorale intense et mouvementée. Même s’il a été élu une fois encore avec une large majorité, le candidat « de l’expérience » voit tout de même son score rétrécir par rapport à l’élection de 2011, où il avait recueilli plus de 77% de voix.

Cette présidentielle aura tout de même été riche en rebondissements, notamment entre la fin du scrutin et la proclamation des résultats. On se souvient que le candidat du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), Maurice Kamto, arrivé deuxième avec 14,23% de suffrages, avait revendiqué de manière tonitruante sa victoire au lendemain du vote. C’était au cours d’une déclaration devant plusieurs journalistes présents au siège de son parti à Yaoundé.

Seulement, lors du contentieux post-électoral, autre grand moment de cette présidentielle, le « tireur de pénalty » n’aura pas réussi à apporter les preuves de sa « victoire ». Le candidat MRC qui réclamait également l’annulation du scrutin dans sept des dix régions du pays pour « fraude et irrégularités », sera débouté au même titre que deux autres candidats de l’opposition par le Conseil constitutionnel, au terme de quatre jours d’un procès palpitant.

Les regards sont désormais tournés vers la cérémonie de prestation serment du président fraîchement réélu. Prévue dans les prochains jours, elle va consacrer une nouvelle ère pour le président Paul Biya.

Par Joseph Samuel Zoé