Mode : Le dynamisme africain valorisé au Maroc

La 11è édition du Festival international de la mode en Afrique s’est tenue du 21 au 24 novembre dans la ville de Dakhla au Maroc sous le thème: « L’art et la culture, vecteurs d’intégration africaine».

C’est la première fois que le Festival international de la mode en Afrique (FIMA) posait ses valises hors de ses bases nigériennes. Cet événement célébrant la mode africaine et initié par le créateur nigérien Alphadi Seidnaly a soufflé sur ses 20 bougies cette année. Et c’est pour marquer cette célébration que son promoteur a voulu sortir de sa zone de confort pour Dakhla, une ville marocaine.

« Je suis fier d’être ici et de fêter les 20 ans du FIMA au Maroc. Je suis aussi fier du soutien que nous apporte S.M. le Roi Mohammed VI. Le Souverain n’a jamais douté du continent africain, de l’importance de la coopération Sud-Sud, ni de la beauté et de l’amitié entre les peuples africains. Le Maroc croit en la mode africaine et croit surtout à la paix, parce que le Maroc est un pays de paix », a déclaré Alphadi, président fondateur du Festival. Il est donc clair, que le choix s’est porté sur le Maroc en hommage au soutien indéfectible du royaume envers l’événement depuis sa création.

Rassemblant de grands noms de la fashion sphère du continent et d’ailleurs, c’est au nom de l’union entre les 54 pays d’Afrique comme gage du dynamisme de la mode africaine, que le styliste Alphadi a ouvert la onzième édition du Festival, parrainé par Mohammed VI. Pour cette édition phare axée sur le thème « L’art et la culture, vecteurs d’intégration africaine», 32 pays africains et plus d’une quarantaine de stylistes ont honoré de leur présence pour mettre en avant ce que la création africaine a de plus beau et de plus dynamique.

Seul créateur de mode dans le monde à bénéficier du titre d’Artiste de l’Unesco pour la Paix, Alphadi a également évoqué le rôle déterminant du FIMA dans la coopération Sud-Sud. Car, depuis sa création en 1998, le FIMA offre en effet une plate-forme unique d’échanges sur le rôle de la culture en Afrique comme vecteur de développement, de paix et levier d’intégration et de rapprochement des peuples. C’est à cet que le FIMA rassemble tous les deux ans, les principaux acteurs de la mode africaine d’aujourd’hui, mais aussi, les espoirs de demain.

Le but étant de montrer le talent des artistes africains pour l’art et la créativité, permettre au secteur de la mode de générer des emplois et faire en sorte que les Africains consomment africain et que la mode africaine rayonne à l’international. Les festivités ont donné lieu entre autres, aux défilés de mode, concerts, expositions d’artistes, espaces dédiés aux créateurs, concours de tops models, panels de discussion. Les quelques 30000 visiteurs ayant fait le déplacement ont également découvert le salon « Haské », dont la première édition se célébrait cette année en marge du festival. Mais les deux principaux points marquant auront été le « défilé panafricain » le 23 novembre et la Grande Nuit du FIMA qui avait pour point d’orgue « le défilé des créateurs des cinq continents ».

Par Hermine Anenigne