G5 Sahel : Nouveau round pour les financements à Nouakchott

La capitale mauritanienne abrite ce jeudi 6 décembre une rencontre entre les pays membres de l’organisation et les bailleurs de fonds pour répondre aux questions de développement de cet espace.

La question des financements sera de nouveau sur la table des leaders du G5 Sahel et de leurs partenaires ce jeudi à Nouakchott. Les pays membres (Burkina, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) de cette initiative attendent en effet près de 2 milliards d’euros (plus de 1300 milliards de FCFA) pour financer les projets d’infrastructures et de développement humain dans la région minée par des actes terroristes. Outre la dimension sécuritaire de cette initiative commune, le G5 Sahel veut également miser sur le développement des infrastructures et du capital humain pour freiner les élans terroristes.

La rencontre de ce jeudi rentre dans le cadre du Programme prioritaire de développement adopté par les membres du G5 Sahel. Ce programme vise selon le Nigérien Mahamadou Issoufou, président en exercice du G5 Sahel, à améliorer de façon tangible les conditions de vie des populations de ces zones. A Nouakchott, où se tient le siège de l’organisation, les chefs d’Etat du G5 Sahel vont présenter 40 projets d’un montant avoisinant 2 milliards d’euros.

Cette enveloppe servira à la première phase du projet qui s’étale de 2019 à 2021 et s’appuiera sur quatre axes stratégiques : la gouvernance (81 millions d’euros), la résilience (200 millions d’euros), la sécurité (396 millions d’euros) et les infrastructures (1 milliard d’euros). S’agissant des infrastructures, un accent sera mis sur l’accès rapide aux services de base, surtout l’eau qui fait défaut dans la zone sahélienne.

Alors que les financements tardent à parvenir (414 millions d’euros au total) pour l’opérationnalisation effective de la force militaire conjointe, le président Issoufou suggère aux pays membres de puiser dans leurs ressources pour assurer la sécurité régionale. A cet effet, il propose à ses « compatriotes sahéliens » d’allouer 13 milliards de FCFA par an chacun dès 2019 pour contribuer à l’effort de sécurité dans la région.

La rencontre de Nouakchott sera la première rassemblant les pays membres et leurs partenaires internationaux sur le continent. Jusqu’ici, les réunions se sont déroulées à Paris et à Bruxelles, où une promesse de financement à hauteur de 414 millions d’euros avait été formulée.

Par Ange Atangana