Croissance : Le FMI passe au scanner les avancées économiques du Cameroun

Le conseil d’administration de l’institution monétaire Internationale a achevé  le 18 décembre dernier la troisième revue de l’accord en faveur du Cameroun au titre de la facilité élargie de crédit (FEC). Au terme de celle-ci, l’Institution financière a accordé  le déblocage 76,3 millions de dollars supplémentaire.

C’est dans le cadre du plan d’ajustement triennal signé le 26 juin 2017  par le Cameroun avec le Fonds monétaire international (FMI), lui permettant des facilités élargies de crédit de l’ordre de  667,8 millions de dollars, que s’est tenu la troisième revue de l’institution financière de Bretton Woods. Pour cette 3ème revue, il était question d’évaluer les performances de l’économie camerounaise, les reformes entreprises  et surtout l’amélioration du climat des affaires du pays.

Si la mission du FMI s’est félicitée des progrès réalisés  par le Cameroun, il reste tout de même des efforts à faire pour pallier à l’insuffisance des recettes et à la maitrise des dépenses liées à l’investissement.    La mise en œuvre  de manière résolue du budget 2019, y compris les mesures visant à mobiliser des recettes non pétrolières sont un impératif.

La nécessité de limiter progressivement les exemptions et en mettant plus de rigueur dans la dépense publique  pour atténuer les risques liés à la situation sécuritaire difficile, à la volatilité croissante des prix des matières premières et à d’autres chocs sur la croissance permettront au pays de stabiliser à nouveau son économie. Il est aussi à préconiser la limitation des emprunts non concessionnels et s’attaquer à l’encours des prêts contractés mais non décaissés.

En marge de cette 3ème revue , la mission a aussi  approuvé à la demande des autorités camerounaises, une dérogation pour le non-respect du critère de réalisation relatif au plafond du financement net de la BEAC et la demande de modification de deux critères de réalisation relatifs au plafond des emprunts nets de l’administration centrale auprès de la banque centrale, hors financement du FMI, et du critère de réalisation continu relatif aux nouveaux emprunts extérieurs non concessionnels contractés ou garantis par l’État.

L’objectif du Fmi est d’appuyer les efforts déployés par le pays pour rétablir la viabilité extérieure et budgétaire, ainsi que jeter les bases d’une croissance durable, inclusive et tirée par le secteur privé.

Par Simon Metsengue